REFLEXION

A MOINS DE 11 JOURS DE L’EXAMEN DU BACCALAUREAT : Cours de soutien ou “business” ?

Une génération d'étudiants ont suivi une scolarisation normale dans tout ce qu'il y’a de plus banale, sauf cette dernière est devenue hors du commun, à cause des multiples réformes contradictoires, qui ont engendré un nouveau phénomène, celui des cours de soutien. Par conséquent, ils sont désormais un véritable business puisque les enseignants sont devenus des commerçants!



A MOINS DE 11 JOURS DE L’EXAMEN DU BACCALAUREAT : Cours de soutien ou “business” ?
Avoir des enfants et s’inquiéter de leur éducation et de leur scolarité n’est pas chose aisée, surtout s’ils ont un examen à subir en fin d’année comme le bac, qui demeure une obsession pour les parents. Une seule solution : les cours de soutien et autres leçons particulières qui ont existé de tout temps, et servi à combler les déficits de toute nature et dans toutes les matières. Seulement chez nous, la démesure est devenue un référent social, voire culturel et ces cours sont devenus, avec l’air du temps, à la mode. Convaincus que les cours de soutien à la scolarisation des enfants sont à l’origine de la réussite scolaire, de nombreux parents d’élèves n’hésitent pas à consacrer un budget supplémentaires afin d’éviter à leurs enfants l’échec scolaire. Les cours particuliers de soutien scolaire sont des besoins exprimés par l’ensemble des parents qui les considèrent comme «la clé de la réussite» de leurs enfants, souligne un enseignant. «Il est de notoriété publique que sans ces cours d’appui, point de succès et de réussite dans la scolarité», estime cet enseignant, précisant que les écoles publiques souffrent de «surcharge des classes et d’indiscipline des élèves, rendant difficile l’accomplissement du métier d’enseignant de manière convenable». «Les cours supplémentaires les plus demandés sont particulièrement ceux liés aux filières scientifiques et techniques, telles que les mathématiques et la physique, ainsi que les langues vivantes, français et anglais», indique un autre enseignant ajoutant que les parents exigent, moyennant une somme de 4 000 DA le mois par matière, les meilleurs enseignants. Beaucoup d’entre eux dispensent des cours à domicile ou dans un lieu non déclaré à des prix élevés frôlant parfois les 5 000 DA par matière et pour quatre heures par semaine. «Toutes les familles désirent offrir à leur progéniture un enseignement de qualité», fait remarquer un père de famille, visiblement désolé de ne pouvoir payer de cours à ses enfants. «Qui ne rêve pas de beaux diplômes pour ses enfants ?», s’interroge-t-il en notant que «c’est devenu un commerce lucratif porteur pour de nombreux professeurs qui s’appliquent mieux en cours de soutien que dans leurs établissements respectifs, tout simplement, pour des raisons financières. » « Cela est un problème de conscience et de déontologie », explique A. S., enseignant à l’université de Mostaganem : “Ce comportement est empreint de malhonnêteté. Ce ne sont plus des cours de soutien, c’est devenu de l’industrie et du business. Comment un professeur peut-il dispenser un enseignement de qualité à plus de 150 apprenants, par semaine, à un rythme démentiel ? De plus, ces élèves ne sont pas assurés. En cas d’accidents, à qui incombera la responsabilité ? Les autorités compétentes doivent, sérieusement, se pencher sur le problème qui prend l’allure d’un phénomène. Réglementer tout bonnement”, devait conclure notre interlocuteur.

Nadine
Mardi 21 Mai 2013 - 09:17
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