REFLEXION

A L’ETROIT DANS LES STUDIOS DEPUIS 9 ANS : Les occupants des F1 montent au créneau



A L’ETROIT DANS LES STUDIOS DEPUIS 9 ANS : Les occupants des F1 montent au créneau
Beaucoup croyaient que les logements de type F1 avaient disparus, suite aux injonctions du président de la République qui avait absolument interdit leur construction. N’en déplaise à certains, ils existent encore et continuent d’être occupés par des familles souvent composées de plusieurs membres. Ils ont été construits avant l’indignation télévisée du président qui ne pouvait admettre qu’une famille puisse vivre dans une seule et unique pièce… au 21ème siècle et dans une Algérie indépendante. La plupart des occupants de ces studios viennent d’anciens bidonvilles érigés autour de la ville, notamment douar El Flalis, qui se collait comme une plaie au quartier Es-Seddikia, espéraient que les recommandations du chef de l’Etat allaient leur permettre le relogement dans un appartement plus vaste. Leur situation provisoire devait changer. Ils ont tenté plusieurs démarches au niveau des autorités concernées, ont-ils affirmé, mais le temps qui est passé les a fait tout simplement oublier. Ce n’est que 9 années plus tard qu’ils ont cru nécessaire de se faire entendre, pacifiquement, mais avec force. Ils ont tout simplement décidé de suspendre le paiement de leurs loyers mensuels pour attirer l’attention des responsables concernés. Ceux-ci, disent-ils, les avaient assurés qu’ils les relogeraient dans des conditions conformes à leur situation familiales. Des milliers de logements ont été construits et réceptionnés autour d’eux, depuis l’abolition des F1, mais personne ne s’est souvenu d’eux. Déplore-t-on. Entre temps, les familles qui étaient déjà à l’étroit se sont élargies, les enfants ont grandi et la vie est devenue insoutenable à l’intérieur de ces studios. « Nos enfants scolarisés n’ont aucun espace pour réviser leurs leçons ou faire leurs devoirs de classe. » Déclare un père de famille, qui ajoute, « mon fils aîné attend que ses quatre frères et sœur soient couchés pour rentrer, et doit être le premier à se lever le matin pour ne pas gêner, car il fait son lit dans le couloir. Leur mère et moi dormons dans la cuisine, entre le potager et les jerricanes d’eau potable et on se trouve à l’étroit même après avoir supprimé le balcon qu’on a intégré à la cuisine. Ma fille qui aura bientôt 18 ans, a trouvé une place dans ce qu’on appelait une salle de bain. Mais on n’a pas, on ne peut pas, avoir une vie intime. C’est très difficile.» Un autre voisin qui s’est joint à nous a déclaré qu’il regrettait son ancien taudis. « Là-bas au moins, on avait de la place. Il suffisait de dresser quelques tôles ondulées pour avoir une chambre supplémentaire. Ici, on étouffe ! Dans ce cas, nous sommes 60 familles composées chacune de 5 membres en moyenne. » Un autre habitant, la quarantaine, a signalé qu’il n’a jamais reçu de visiteurs, et ses événements familiaux étaient célébrés au domicile de ses beaux-parents, qui vivent dans leur « haouch » à haï El Hamri. « Ils sont gentils, indique-t-il, et compatissent à notre situation. D’ailleurs, deux grands enfants sont hébergés chez eux en permanence… Mais cela va durer jusqu’à quand? « s’interroge-t-il. Nous saurons que les autorités concernées ont été saisies du problème, et que des promesses de relogement ont été faites, le directeur de l’OPGI, le chef de daïra et le wali de la wilaya sont informés du problème. Ils ont été saisis maintes fois par écrits, mais ils ne voient rien venir encore. Selon certaines sources proches du dossier, les occupants de ces F1 seront relogés au même titre que ceux des bidonvilles, dans le cadre du programme de résorption de l’habitat précaire RHP) décidé par le chef de l’Etat. Néanmoins, nos interlocuteurs se disent d’accord pour ne plus payer les 1.000 DA de loyer mensuel, jusqu’au règlement de leur situation qui n’aura que trop tardé, selon eux.

A. Salim
Samedi 2 Octobre 2010 - 00:01
Lu 191 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 01-12-2016.pdf
3.59 Mo - 30/11/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+