REFLEXION

A CAUSE DES PROMOTEURS VENUS DE TOUS BORDS : Plusieurs quartiers de Mostaganem changent de configuration

L’extension horizontale qu’a connue la ville de Mostaganem durant la décennie 1980 qui avait donné lieu, souligne-t-on, à l’émergence de plusieurs zones d’habitation, a pris fin depuis quelques années pour laisser place à un nouveau type de construction en vertical.



Voulant à tout prix se rapprocher du centre-ville de Mostaganem et avec une offre de location de plus en plus faible face à une demande  qui a explosé,  des promoteurs de tous bords ont ainsi mis main basse sur plusieurs quartiers résidentiels en achetant au prix fort des constructions individuelles anciennes et nouvelles pour y ériger de nouvelles bâtisses composées d’appartements à mettre en location ou bien carrément à revendre. Selon plusieurs agents immobiliers, cette tendance se poursuivra durant plusieurs années et au final ce sont les plans d’occupation du sol (POS)  de plusieurs quartiers qui sont de ce fait appelés à connaitre une reconfiguration. Notons  qu’il y a tout juste quelques années,  le permis de construire ne pouvait en aucun  cas dépasser R+2 ; mais depuis la forte demande du commerce et en vue de répondre à une demande de plus en plus alléchante, des villas coloniales ont  été  complètement  rasées et des constructions composées  de locaux commerciaux  au rez-de-chaussée  et d’appartements sur 3 ou 4 niveau, voire plus, ont été érigées. Par ailleurs, les offices de gestion immobilière se sont débarrassés de leur patrimoine immobilier suite à la cession des biens de l’Etat et ont été chargés par d’autres  missions  purement commerciales ainsi que promotionnelles. Devant l’incapacité de la plupart des ménages à accéder à la propriété en dépit des  nombreuses formules décidées  par l’Etat, la location est  devenue la voie salutaire sachant  qu’on  assiste depuis une trentaine d’années à  un éclatement de la famille traditionnelle et l’apparition  des ménages et de l’entité  familiale restreinte. Les urbanistes soutiennent quant  à  eux  le principe selon lequel  la conception du cadre  bâti  ou le style  architectural  reflètent manifestement l’image  de la  société et  symbolisent ses valeurs. En conclusion, en somme tous les quartiers connus pour être  résidentiels  au sens  traditionnel du terme  connaissent actuellement une mue  et les  anciens propriétaires, affirment les agents immobiliers, préfèrent  sortir en dehors de la cité donnant  ainsi  naissance à un nouveau concept qui est celui de l’exode urbain.

Tayeb Bey Aek
Lundi 24 Février 2014 - 18:00
Lu 265 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 05-12-2016.pdf
3.51 Mo - 05/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+