REFLEXION

A CAUSE DE LA MAUVAISE PRISE EN CHARGE : Amina, seule face au cancer

Atteinte d’un cancer, Amina, femme au foyer, dans la trentaine vit dans l’une des localités environnantes de Mostaganem. Cette dernière a été contrainte de vendre toutes ses précieuses bagues et bracelets de mariage pour se faire soigner.



A CAUSE DE LA MAUVAISE PRISE EN CHARGE : Amina, seule face au cancer
Mais hélas, l’histoire ne s’est pas terminée là comme la majorité des contes féériques avec une fin enchantée où elle se débarrassera de sa maladie qui courbe son dos et trouvera le répit éternel. La malheureuse lassée par le va et vient jusqu’à Oran déplore une dégradation inacceptable de sa prise en charge, en raison des pannes et des rendez-vous trop éloignés de la radiothérapie qui peuvent aller, pour son cas, jusqu’au mois de mars 2014 hypothéquant ainsi sa chance de guérison. Les yeux rivés sur le sol, Amina les larmes aux joues nous dira : « la nouvelle de ma maladie est tombée comme la foudre, désespérée j’ai vendu tout ce que j’ai eu comme chose précieuse pour me soigner. J’ai été opérée  au mois de juillet 2012, après vient le tour de la radiothérapie pour compléter mon traitement contre ce cancer, mais le rendez-vous pris était trop long pour ma condition, car la maladie se propage vite.» Selon nos informations, un patient ne devrait pas attendre plus de six mois pour commencer une radiothérapie. Mais cette malheureuse femme a vu son rendez-vous s’allonger jusqu’au mois de mars 2014 pour des raisons de saturation du service à Oran. Les cancéreux meurent tous les jours à cause de cette maladie, mais surtout du dysfonctionnement de la prise en charge au cours de la radiothérapie sans oublier la négligence du service d’accueil. Car selon cette patiente : « j’ai fait plusieurs fois le va et vient à Oran et à chaque fois ces agents de réception me tournent le dos et me blessent avec des propos négligents»  Alors que la réception doit être le premier contact avec le malade pour ne pas le traumatiser et alourdir encore sa charge d’angoisse. Notre interlocutrice nous dira avec amertume : « parfois je sursaute du lit à minuit et j’allume toutes les lumières de la chambre pour s’effondrer dans mes larmes, car je sens que mon heure est venue à cause de ce retard. Je suis tout le temps angoissée par cette maladie,  je ne dors presque pas, je ne mange pas et l’anxiété me tue.» Amina, trop pauvre ne peut ni elle ni son mari « manœuvre » payer le luxe du secteur privé avec une radiothérapie qui coûte parfois 30 millions de centimes. L’infortunée Amina, atteinte d’un cancer du sein lance un SOS à toutes les autorités, associations et âmes charitables pour un quelconque soutien ou aide, afin de compléter son traitement de radiothérapie et leur annoncer qu’il y a beaucoup de femmes comme elle qui n’ont pas osé faire ce pas, alors elle les représente toutes. 
Attendre plus d'une année pour une radiothérapie 
Les cancéreux continuent de vivre le calvaire tous les jours avec une mort lente pour certains, un sursis pour d’autres. A Oran, le problème est devenu récurrent au cours de ces dernières années. En effet, le matériel de la radiothérapie avec ces 2 deux accélérateurs tombe souvent en panne, pour la simple raison qu´une ou deux pièces manquent à l´appareil, ce qui contraint plusieurs malades à prolonger leurs rendez-vous. La sonnette d´alarme a été tirée par ces patients qui souffrent, à la fois, de leur maladie, de la mauvaise prise en charge et du manque de moyens financiers sans oublier les très longs et pénibles trajets qu'ils effectuent pour leur radiothérapie. Les rendez-vous fixés sont trop longs et ne peuvent en aucun cas répondre aux besoins des patients, dont plusieurs viennent des lointaines régions de l'Ouest. Le rôle de la radiothérapie est très important dans le processus de guérison. Mais ces rendez-vous tardifs qui peuvent aller jusqu’à des mois voire une année, contraignent  les malades à attendre longtemps, alors qu'il faut absolument respecter la durée entre les séances de soins, car si les délais ne sont pas respectés, c'est de l'argent jeté par les fenêtres. Le cancer est un sérieux problème qui fait souffrir des milliers de personnes. En effet, les malades cancéreux vivent un véritable drame à Mostaganem et en Algérie en général. Cette damnée maladie continue d'emporter des malades dans son sillage faute d’une adéquate prise en charge. Devant la souffrance des malades, les responsables de la santé font la sourde oreille à leurs appels de détresse. Nos patients ne peuvent plus supporter cette douleur tantôt physique que psychique. Or, la plupart démunis, ils mènent un parcours du combattant avant d'arriver à décrocher un rendez-vous pour une séance de radiothérapie et  certains d’entre eux décèdent avant ce jour. 
 

Bouziane Kamel
Mardi 26 Février 2013 - 09:45
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MOSTAGANEM
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