REFLEXION

80% des malades meurent avant un rdv pour une prise en charge

LE CALVAIRE DES CANCEREUX EN ALGERIE



80% des malades meurent avant un rdv pour une prise en charge
Le professeur Kamel Bouzid, chef du service d’oncologie médicale au centre Pierre et Marie Curie d’Alger (CPMC) et président de la Société algérienne d’oncologie médicale, a dénoncé, ce lundi 10 octobre, l’état lamentable des centres de radiothérapie en Algérie et la pénurie de médicaments et de réactifs pour le traitement des cancers. « Sur 44 000 nouveaux cas de cancer enregistrés chaque année en Algérie, 28 000 nécessitent un traitement par radiothérapie. Sur ces 28 000, seuls 8 000 malades sont traités par radiothérapie, faute de moyens. 20 000 malades ne sont pas traités », a t il indiqué sur la radio Chaîne III. Comme il a déclaré que 80 % des cancéreux ne se présentent pas le jour du RDV parce qu’ils sont décédés. « Les malades sont traités dans des délais inacceptables du point de vue médical », affirme le Pr Bouzid. Aujourd’hui, a t il dit, seuls deux centres de radiothérapie fonctionnent : Blida et Ouargla. Les autres machines sont à l’arrêt pour des raisons diverses. « On a dénoncé cette situation. Des milliers de patients ne reçoivent pas leur traitement. Donner des RDV pour juin 2012 à des malades qui se présentent en octobre 2011, excusez moi, c’est de la fumisterie.

Deux ministères qui se rejettent la responsabilité
Pour le Pr Bouzid, le ministère de la Santé et celui du Travail et de la sécurité sociale sont responsables de la prise en charge des cancéreux. « Le ministère du Travail dit que ce problème ne le concerne pas. Avant 1994, les cancéreux étaient pris en charge à l’étranger », a t il expliqué. Depuis cette date, les demandes de prises à l’étranger sont « rejetées » par la Sécurité sociale qui dépend du ministère du Travail, a ajouté le Pr Bouzid. Récemment, le ministre de la Santé et de la réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, a annoncé l’acquisition de 57 accélérateurs et la construction de nouveaux centres durant le premier semestre 2012. Reste cette question : pourquoi certains appareils ne sont il pas fonctionnels?

Des ruptures de médicaments qui durent depuis 20 ans
Le chef du service oncologie du CPMC a affirmé que les ruptures de médicaments et de réactifs sont cycliques dans le secteur depuis 20 ans. « L’État a mis les moyens qu’il faut en terme d’argent. On n’explique pas pourquoi le médicament n’arrive pas à temps. Cela fait 20 ans qu’on est en rupture cyclique de médicaments », a t il noté regrettant que les prévisions ne soient jamais respectées par les distributeurs, les pharmaciens et les gestionnaires des hôpitaux. Il a cité l'exemple des produits traitants du cancer du sein touchés par une pénurie depuis plus d'une année.« Les prévisions établies par les prescripteurs en septembre ne sont pas respectées », a indiqué le Pr Bouzid

Ismain
Mardi 11 Octobre 2011 - 20:57
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