REFLEXION

8 MARS : LES DROITS DE LA FEMME : Un acquis fondamental



8 MARS : LES DROITS DE LA FEMME : Un acquis fondamental
Il y a onze ans, jour pour jour, Abdelaziz Bouteflika, alors candidat à la présidence, était l’invité surprise de la Fondation nationale pour la promotion de la santé, du développement et de la recherche. Saisissant cette occasion propice il avait fait une courte intervention articulée sur trois axes essentiels à savoir : la femme, la jeunesse et la place de l’Algérie dans le monde. Pour le candidat à la présidence les droits de la femme sont la phrase clé de son intervention à l’hôtel El-Djazaïr où des centaines de femmes étaient venues célébrer la journée de la femme. Comme à l’accoutumée, la journée du 8 mars est célébrée à travers l’ensemble des wilayate. Une journée où les femmes peuvent se remémorer bien des choses, au-delà d’une simple rencontre. Le 8 mars trouve son origine, il faut le rappeler, dans les manifestations de femmes tout au début du XXe siècle d’abord en Europe puis aux Etats Unis réclamant l’égalité, de meilleurs conditions de travail et le droit au vote. Cette journée a été officialisée en 1977 par les Nations Unies dont la charte, signée en 1945 à San Francisco, était devenue le premier instrument international à proclamer « l’égalité des sexes en tant que droit fondamental de la personne humaine. » Depuis, l’ONU, à travers son action menée en faveur de la promotion de la femme, a retenu quatre orientations précises : promotion de mesures juridiques, mobilisation de l’opinion publique et de l’action internationale, formation et recherche, y compris compilation de statistiques ventilées par sexe et assistance directe aux groupes désavantagés. Depuis son élection à la présidence de la République, Abdelaziz Bouteflika n’a cessé de rappeler le rôle joué par la femme algérienne lors de la guerre de libération qui a de tout temps prouvé ses capacités et sa ténacité. Il lui appartient, en tant que femme responsable, comme le rappelle si bien Abida El Mouaïed El Adhm, auteur d’un célèbre livre en langue arabe sur les privilèges accordés à la femme dans lequel il précise qu’elle est la compagne de l’homme dans sa vie et son associée dans divers actes de la vie. Il recommande instamment à la femme de prendre en charge l’éducation de la fille afin de lui inculquer les bons principes pour la délivrer de l’ignorance, des valeurs archaïques et des idées désuètes. En s’adressant à la femme il dit : «  lis et apprends quels sont tes devoirs et tes droits. Si tu les apprends convenablement engages-toi à les appliquer convenablement » (P. 282). Quant à ceux, parmi les musulmans, qui prétendent que la femme est à reléguer au dernier rang, ils font fausse route et ignorent totalement ce que Dieu, qui a créé l’homme et la femme, leur recommande. N’a-t-il pas dit : « Ô vous les hommes ! Craignez votre seigneur qui vous a créés d’un seul être, puis, de celui-ci il a créé son épouse et il a fait naître de ce couple un grand nombre d’hommes et de femmes. Craignez Dieu ! Vous vous interrogez à son sujet et respectez les entrailles qui vous ont portés. Dieu vous observe » ( Sourate les femmes » IV-V.1). Il n’échappe à personne ce que la femme a enduré durant la décennie noire. Parmi les victimes du terrorisme on dénombre près de 257 femmes assassinées pour la seule année 1994. D’autres ont été séquestrées, mutilées, violées ou ont subi les sévices les plus horribles au nom de principes religieux barbares. En dépit de tout cela, la femme algérienne a su relever la tête en faisant fi de toutes les exactions. A présent la page peut être tournée pour oublier les horreurs de cette décennie qui a failli plonger le pays dans le chaos. Aujourd’hui la réalité est là, autour de nous. En l’espace d’une décennie, entre 2000 et 2009, la situation de la femme a, d’une manière générale, évolué, notamment en ce qui concerne le nombre de postes de travail occupés (tous corps confondus, y compris au sein de l’armée et des services sécuritaires). La femme rurale a, désormais, accès à la formation professionnelle et à l’emploi ainsi qu’aux soins grâce aux centres de santé de proximité. Il est vrai, certes, que dans certains milieux professionnels elle est sujette à des harcèlements et vexation dus aux hommes qui abusent de leur pouvoir et leur autorité hiérarchique. Le changement social dépend de la femme elle-même. La journée du 8 mars ne doit pas se limiter à une simple rencontre annuelle autour d’une simple collation et d’échanges mutuels de paroles et de cadeaux ; mais plutôt tendre vers une réflexion positive et objective autour du rôle et de la place de la femme dans la société en tant que membre à part entière. La voie est tout indiquée dans le Coran, à elle de la suivre si elle veut bannir les tabous auxquels elle se heurte.

M. Bentahar
Lundi 8 Mars 2010 - 11:31
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