REFLEXION

780 personnes atteintes de tuberculose à Oran

Selon les derniers chiffres enregistrés par la direction de la Santé de la wilaya d’Oran (DSP), plus de 780 Oranais soufrent de tuberculose dont 440 touchés par la tuberculose pulmonaire. Oran pointe à la 2ème position des wilayas les plus touchées par cette maladie, juste derrière la wilaya d’Adrar.



Ce constat est, selon les spécialistes, un résultat logique, favorisé par une extension anarchique des zones urbaines et l'absence de prise en charge adéquate des personnes contaminées. Le taux d’incidence de cette maladie à Oran demeure au-dessus de la moyenne nationale. Il est ainsi à 0,8 pour 1.000 habitants contre une moyenne nationale de 0,5 pour 1.000, selon des sources sanitaires. En termes de prévalence, la tuberculose extra pulmonaire est passée de 47 cas pour 100.000 habitants en 2010 à 52 cas pour 100.000 habitants, soit une hausse de près de 10 %. Mais cette hausse du nombre de cas de tuberculose extra pulmonaire n'est qu'un défi parmi tant d'autres, auxquels doivent faire face les autorités sanitaires de la wilaya. La réalité, que subissent à la fois le malade et le médecin traitant, fait en effet état de problèmes encore plus préoccupants. D'abord, il y a le problème récurrent des «ruptures de stock des médicaments» au niveau des unités de traitement et de contrôle des maladies respiratoires, problème, que les spécialistes sont unanimes à en souligner le caractère néfaste pour le succès du traitement, le désignant parmi les principaux facteurs responsables des cas de résistance, que certains malades développent. A ce propos, le directeur de la Santé de la wilaya a indiqué que «le problème des ruptures de stock des médicaments antituberculeux  devrait être réglé, une fois pour toutes, cette année », avec la décision du ministère d'abandonner cette année la procédure du «CREDOC». Ce qui devrait faciliter l'approvisionnement régulier des structures sanitaires en médicaments. Les principaux foyers de propagation de la tuberculose sont Es-Sénia, Aïn El-Beida et Hassi Bounif. Cependant, ce qui préoccupe sérieusement les médecins, c'est la propagation inquiétante, ces dernières années, d’une nouvelle souche résistante de la tuberculose causée par des traitements incomplets. Les malades se plaignent régulièrement de pénurie de médicaments antituberculeux, notamment le RH. Ce médicament est une bithérapie (isoniazide et rifampicine), que les malades prennent pour le traitement de soutien, qui dure quatre mois. D’autre part, les spécialistes tirent la sonnette d’alarme en ce qui concerne les écoliers, qui sont dangereusement exposés à cette maladie. En milieu scolaire, la propagation est plus rapide car un seul élève tuberculeux peut transmettre la maladie à 15 et plus de ses camarades. Notons également que le sida est parmi les causes de la propagation de la tuberculose. Un sidéen a cinquante fois plus de risque de développer une tuberculose active.

M.F
Dimanche 30 Mars 2014 - 21:08
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