REFLEXION

6EME SOMMET ALGERO-ESPAGNOL : Dynamiser les relations algéro-espagnoles

Le premier ministre algérien est en visite en Espagne pour dynamiser les relations algéro-espagnoles tant dans le domaine économique que sécuritaires : quel bilan et quelles perspectives ?



1.-Selon les sources officielles, le L 6ème sommet sera sanctionné par la signature de 9 accords, dans divers domaines, notamment la Jeunesse, l’Agriculture, le Développement rural et l’Elevage, la Pêche et l’Aquaculture, l’Enseignement supérieur, l’Education, la Santé, le Transport et les Archives. Il est le prolongement   de  la réunion de la 5ème réunion, tenue à Alger, le 10 janvier 2013, qui avait été sanctionnée par la signature d’accords et de mémorandums relatifs à la coopération industrielle et la promotion du partenariat, la coopération énergétique, la facilitation d’attribution de visas et la coopération culturelle. Les exportations de gaz tant   GNL qu’en GN par canalisation avoisinent  selon le Financial Times 25 milliards de mètres cubes gazeux contre une capacité de 57 milliards  soit une sous-utilisation  de près de 50% (baisse de la demande ou  manque de gaz du fait  de la forte consommation intérieure). En 2014, 445 entreprises et opérateurs économiques espagnols ont été recensés sur le marché algérien, contre 176, en 2009.  2.-De  4 milliards de dollars en 2004, les exportations algériennes  vers l’Espagne  ont été  9,5 milliards de dollars en 2014  contre 10,1 en 2013. L’Algérie, est le premier fournisseur de l’Espagne en gaz naturel pour 2014, ayant  couvert 55,2% des besoins espagnols en partie grâce au  MEDGAZ d’une capacité   de 8 milliards  de mètres cubes gazeux.  Les exportations  vers l’Espagne représentent 15% des exportations algériennes.  Les importations   ont été  de 5,03  en 2014  contre 5,1 milliards  de dollars en  2013  donnant un échange  global  de  14,5  milliards   de dollars  pour 2014. De janvier  à mai 2015 les exportations algériennes ont été  de 2,5 milliards de dollars  en 2014 contre 3,9 occasionnant une perte  d’environ  1,4 milliard de dollars  pour l’Algérie. L’Espagne du fait de la crise, s’approvisionnant  auprès d’autres concurrents sur le marché spot,   a fortement  baissé sa demande. Le prix du gaz étant indexé sur celui  du pétrole qui a connu une forte baisse de près de 50% depuis début 2014, l’Espagne  a  demandé une révision  de la baisse des prix du gaz algérien ce qui se répercute sur les entrées de Sonatrach, idem pour les Italiens qui sont actuellement en négociation avec SONATRACH. Espérons une dynamisation des relations algéro-espagnoles fondées sur un partenariat gagnant gagnant, l’Algérie ayant surtout besoin d'une accumulation technologique   et managériale.

Dr Abderrahmane MEBTOUL
Mardi 21 Juillet 2015 - 20:32
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