REFLEXION

5EME JOURNEE DE MEDECINE GENERALE: Les recommandations de bonnes pratiques 2011

Tant attendue, la 5ème Journée de Médecine Générale de Mostaganem a eu lieu, avant-hier samedi 23 avril 2011, sous le thème « Les recommandations de bonnes pratiques 2011 ». Une telle rencontre sert à recycler des connaissances dans le cadre de la formation continue, à raviver les mémoires et à acquérir de nouvelles connaissances.



5EME JOURNEE DE MEDECINE GENERALE: Les recommandations de bonnes pratiques 2011
Pendant que les Dr Hadjidj, président de l’Association des Médecin Généralistes de Mostaganem-AMGM- ainsi que d'autres membres de l'association dont les Dr Belhamiti Belkacem et Benalioua accueillaient les participants au perron de l’auditorium de l’Université Abdelhamid Ibn Badis, sis à Chemmouma, les stands des différents laboratoires dont Biopharm, Merck et Sanofi Aventis présentaient leurs fascicules et affiches aux blouses blanches. Diabète, fatigue, stress, hépatite et autres maux trouvent toujours quelque remède chez les préposés. A 9 heures et après le mot d’ouverture au nom du wali de Mostaganem donné par son chef du cabinet, le Dr Fergoug Ibrahim, une éminence exerçant au service ORL du CHU d’Oran, ouvrit le bal avec « La Rhinite allergique » qu’il décortiqua, non sans se plaindre et en s’excusant presque de ne pas donner de chiffres « algériens ». Et il ne fut pas le seul à s’appuyer sur des données parisiennes. La corrélation entre rhinite, cette inflammation des muqueuses nasales, environnement et asthme n’est plus à démontrer, selon le spécialiste. Et puis en plus des conseils aux médecins sur les diagnostics, symptômes et traitements, M. Fergoug, n’a pas omis de s’attaquer aux causes dont les poils d’animaux de compagnie, les blattes, les acariens, les pollens de graminées et autres « étrangetés » que l’humain ne tolère point.« La prise en charge du VHB », entendre virus de l’hépatite B, fut abordée par le Pr Saïd Berkane du CHU de Bologhine-Alger. Ses chiffres donnent froid au dos. Dans le monde, ce sont près de 400 millions de porteurs chroniques du VHD qui respirent le même air que vous. Entre la petite brosse à dents et la seringue usagée, et entre le tatouage et le piercing d’ado, rode la mort. Pas que cela. On peut sortir contaminé d’une dialyse ou d’un don de sang comme on peut naitre avec le virus de l’hépatite. Le Dr Berkane n’a rien laissé au hasard. Et puis vinrent les recommandations pour contrecarrer ce mal dont même le diagnostic n’est pas une mince affaire. Hypertension artérielle. HTA. Une banalité. Plus on va vite, plus on consomme, plus on sort de l’ordinaire et plus nos mécanismes répondent mal. C’est ce mal du siècle qu’a essayé de présenter sous un nouveau jour, le Pr Ilès, venu spécialement d’Oran. Comme sait le dire le conférencier, on naît presque hypertendu. Et on peut être hypertendu sans atteinte d’aucun organe. Et puis de conclure : « Il faut intégrer l’HTA dans l’ensemble des facteurs de risques et adapter le traitement à chaque situation. » « Analgésie et sédation en situation d’urgence.» Une intervention de l’éminent Pr Cheikh, préparée en collaboration avec les professeurs Mechebbek, chef de service réanimation à l’EHU d’Oran et Ould kadi du même établissement. « La manière de donner vaut parfois mieux que ce que l’on donne. » C’est par ces beaux mots qu’attaqua le Pr Cheikh la douleur humaine. Aux services d’urgence, le patient est stressé et le geste obligé du médecin est douloureux. C’est justement là qu’interviennent les conseils du spécialiste qui laissa la salle ébahie devant l’abondance de savoir. Sédation légère, anxiolyse, chiffres, de l’histoire, des dates, des personnages et aussi des noms de sédatifs et autres remèdes. Déterminer, estimer, quantifier, évaluer la douleur et l’inconfort. Et du patient : « Combien il a mal ? Quoi lui donner ? Combien lui donner ? Et puis c’est de méthodes, normes, protocoles, remèdes et machines qu’il traita. Enfin, contre toute attente il révéla que sa découverte qui fut applaudie après réalisation : « Le médicament idéal pour la sédation et l’analgésie procédurales devrait procurer analgésie, sédation, amnésie, contrôle moteur; il devrait avoir un début d’action rapide et une courte durée d’action, et en même temps devrait être sécuritaire, efficace, simple à administrer et réversible et …ce médicament n’existe pas. » Après la pause café, c’était au tour de la très attendue, Mme le Pr F. Ayad, de l’EHU d’Oran, qui intervint sur un sujet brûlant : « L’insulinothérapie du diabète de type 2. » Pourquoi ? Quand ? Comment ? On n’attaque pas aveuglément un ennemi qui parfois berne les patients avec une lune de miel. Il faut être lucide et prudent. Et ce sont des cas concrets que présenta la Pr. Deux dames âgées de 66 et 81 ans et un homme d’une cinquantaine d’années. Tous les trois n’ont pas les mêmes spécificités. Il est utile de tenir compte du taux d’atteinte par l’affection, sa date de dépistage, l’âge, le tour de taille, le poids du patient et autres données cruciales avant d’indiquer tout antidote. Les Pr Mekhatri et Benamar, de l’EHU d’Oran, ont traité le sujet : « Exploration de l’infertilité masculine ». La science l’a dit. Anomalies de production affectant la qualité des spermatozoïdes, obstruction anatomiques et autres facteurs font que l’homme doit faire intervenir la médecine pour laisser une descendance. Et aux professeurs Mekhatri et Benamar de donner du mieux d’eux-mêmes pour sensibiliser et aider les généralistes qu’il existe mille et une chances pour traiter l’infertilité. De Bordj Menaïel, dans la wilaya de Tizi Ouzou, nous vint présenter une conférence sur la phytothérapie, une délégation de trois docteurs conduite par le professeur Matouk Bachir. « Vous ferez recours, un jour où l’autre, à la phytothérapie. » Et il conseilla à l’assistance d’apprendre aux patients à éviter l’utilisation à tort et à travers les plantes. « Car, dit-il, les plantes, comme les médicaments, sont des remèdes qui doivent être prescrits par un personnel qualifié. » « L’expertise médicale en médecine générale », tel fut le titre de l’intervention du docteur Bellil, venu expressément d’Oran, pour éclaircir les plus avertis de la sensibilité du légal de cette ramification des sciences médicales. L’expertise englobe toutes les spécialités. Dans ce domaine, les enjeux sont grands

B.Benatia
Lundi 25 Avril 2011 - 11:58
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MOSTAGANEM
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