REFLEXION

49EME ANNIVERSAIRE DE L’INDEPENDANCE ET DE LA JEUNESSE : Afin que nul n'oublie

Comme tous les ans, L’Algérie fête Le 5 juillet, date anniversaire de l’indépendance du pays mais c’est aussi la fête de la jeunesse, un pan des festivités que l’on tend d’oublier ou qui passe souvent inaperçu. En 2011, les choses ont tendance à changer en faveur de la jeunesse car l’enjeu est de taille à l’ombre d’un printemps arabe qui malmène une jeunesse en quête de nouveaux repères et une dignité longtemps bafouée.



49EME ANNIVERSAIRE DE L’INDEPENDANCE ET DE LA JEUNESSE : Afin que nul n'oublie
Une jeunesse rongée par le « hittisme » , par le chômage et l’oisiveté, autant de symboles du drame vécu par une jeunesse désœuvrée qui n’a eu d’autres alternatives que le suicide ou la harga même convaincue que cela ne sera pas la fin des souffrances ; L’heure semble être au dialogue avec la jeunesse et pour la jeunesse. Et pour cause, c’est sous le signe de l’accélération de l’autonomisation des jeunes pour le développement durable que les chefs des états africains ont placé leur 17ieme sommet à Malabo en Guinée équatoriale, ces 30 juin et 1er juillet 2011. Lors de ce sommet, le Président Bouteflika a défendu le principe de renforcement des capacités de la jeunesse et l’aider à canaliser son énergie et son enthousiasme vers la croissance économique et la réalisation du développement durable, soit un développement qui tient compte de l’écologie de la protection de l’environnement, des richesses naturelles et humaines. Le président a insisté sur le fait de placer la jeunesse au centre des stratégies de développement mises au point à tous les niveaux et dans tous les domaines. On est tenté de nous poser la question de savoir quel impact, ces déclarations faites au sommet de l’union africaine ont-elles sur l’épanouissement de la jeunesse algérienne ? La signature par le Ministre des affaires étrangères, Mr Medelci , de la charte de la jeunesse africaine à Malabo engage l’Algérie à l’instar de tous les états parties ayant adhéré ou ratifié la charte en question. Ces états ont l’obligation de reconnaitre les droits, devoirs et libertés énoncés dans la charte. Ce document énonce dans son article 10 (l’un des plus important articles de la charte) que « tous les jeunes ont droit à leur développement social, économique, politique et culturel dans le respect de leur liberté et de leur identité… ». Cet article sur le développement concerne le développement direct des jeunes. Il leur permet de devenir des défenseurs éclairés et des participants à la vie politique. Cette notion de participation comme outil important de développement personnel, elle est « la plus haute forme d’utilité pour les êtres humains » pour reprendre le philosophe politique « John Stuart Mill ».Cette leçon d’histoire semble avoir été bien assimilée par les gouvernants africains. Le Président Bouteflika est favorable à l’insertion de la jeunesse dans la vie politique, économique et sociale. Pour se faire, il s’agira de renforcer le partenariat entre gouvernement et association de jeunes en vue d’une participation directe à la vie politique et à la gouvernance des affaires publiques. Tout un programme dont la mise en œuvre appelle d’ énormes efforts et beaucoup de bonne foi de la part de ceux qui auront la charge de le mettre en application , tout comme les nombreuses réformes énoncées cette année en faveur de l’atténuation du chômage qui est devenu de plus en plus jeune et de plus en plus qualifié en Algérie depuis que la déconnexion entre l’université et le marché du travail est devenue flagrante. Certaines statistiques datées du 31 mai 2011 nous livre le nombre de 147965 micro-entreprises crées depuis la le lancement du dispositif de l’ANSEJ. Est-ce suffisant ? Certainement non.
Pourtant, le principe de la reconnaissance du potentiel de la jeunesse, sa participation et son implication dans l’effort de développement du continent africain a été arrêté à Alger déjà en 1999 lors du sommet de l’OUA et adopté en juillet 2006 lors de la 7ieme conférence des chefs d’états et des gouvernements de l’union africaine en Gambie. Ce principe n’est entré en vigueur qu’en 2009 après un processus dont l’une des étapes était celle du « Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) de 2004 qui visait le renforcement des capacités et l’épanouissement des jeunes, puis en 2005, lorsque les organisations de jeunes ont lancé un appel pour la promotion et le renforcement des capacités de la jeunesse, pour la facilitation de son accès à l’information en vue de lui permettre de jouer le rôle qui lui est dévolu en tant qu’agent dynamique de la gouvernance et de la prise de décision. Aujourd’hui, les jeunes pour prouver qu’ils peuvent être acteurs à part entière dans les sociétés et pour faire entendre leurs voix, ont tendance à recourir à d’autres méthodes plus violentes, en s’immolant , en prenant la fuite en avant au large des océans ou en affrontant. En Algérie, notre jeunesse fête le 49ieme anniversaire de l’indépendance et de la jeunesse. 2011 au vu des nouveaux contextes et de toutes les mesures prises et réformes adoptées devra leur donner le droit d’espérer et d’aspirer à une vie meilleure et dans la dignité, reste l’application qui est une affaire de temps et de mobilisation d’hommes et de femmes sur le terrain.

ALAA.A
Mardi 5 Juillet 2011 - 10:45
Lu 415 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+