REFLEXION

2ème festival culturel panafricain à Alger 2009. « Une saison au Congo » du théâtre national sénégalais « Daniel Sorano », un farouche plaidoyer pour l’Afrique



Un portrait flatteur, un tremplin idéal, crédule aux vertus de l’exemple. Des concepteurs culturels, avec authentique émotion, ils marquent une étape classique.
Une foule massive, et exubérante a envahit la salle du TNA « Mahieddine Bachtarzi » d’Alger à 21h très circonstance dans le cadre du 2ème Panaf. « Une saison au Congo » écrite par le poète Visonnaire Aimé Cesaire, mise en scène par l’incontournable Seyba LamineTraoré et donnée par le théâtre national sénégalais « Daniel Sorano ». Cette pièce est réalisée autour d’un recueil relate l’histoire de Patrice Lumemba, subliment incarné par Ibrahima Mbaye et tant les acteurs à fustiger la civilisation occidentale sur les planches du TNA. Le titre de la pièce fait d’emblée penser à une « saison en enfer » d’Arthur Rimbeau. Pourtant elle est présentée presque comme un documentaire sur la carrière politique d’un héros africain, en l’occurrence le destin tragique de Patrice Lumemba (1925-1961). Durant 01h45, le public a été en haleine autour de ce personnage surnommé « Back Jésus » un martyre qui avait fait lui aussi son chemin de croix. On vient rappeler à l’élite politique africaine, l’urgence à adopter plus que jamais des comportements vertueux. Dans cette pièce on pourra dire que l’Afrique post indépendance est livrée aux prédateurs tous acabits. Les ressources naturelles africaines continuent à susciter les mêmes convoitises. Les manœuvres des grandes puissances continuent à déstabiliser tout un continent. Le néo-colonialisme envie à exacerber lui-même le nationalisme étroit des nouvelles nations dont la souveraineté reste toujours en devenir. C’est un épisode disons folklorique, quelque chose comme une manifestation de la résurgence de cette mentalité bantoue, laquelle périodiquement vient faire craquer chez les meilleurs d’entre eux le trop frêle vernis de la civilisation. Il convient de signaler que le théâtre national sénégalais « Daniel Sorano » avait joue lors de la première édition. Est-ce à dire qu’en 40 ans rien n’a changé en Afrique ? Sur le plan de notre analyse critique de la pièce, je dirai que cette façon de faire un spectacle est plus motivée par un réel besoin d’exploitation esthétique qu’une démarche de copiste tempéré. Le respect dû aux aines est aperçu autrement, les acteurs sont disciples la difficulté, leur théâtre exalté quitte peu à peu le territoire de la représentation pour laisser place à un théâtre de doute, du malaise et de l’angoisse. Ils ne sont pas frappés de suspicion et de convention au théâtre collectif, ils sont définitivement abolis par les nouvelles sensibilités, la critique sociale est moins systématique dans la bouche du monde de l’espèce et le mot, cette portion visible de l’univers, cache, réinsuffle la subjectivité tant nécessaire à l’irrigation de l’imaginaire les expériences tentées restent dans bien des cas timorées. L’épreuve du temps, ne les indispose pas autre mesure, sans être bellicistes, ils sont nés d’une insatisfaction et ils exercent leur passion dans des conditions synonyme de péril au quotidien. L’immédiate dans l’option de ces nouveaux venus au 4ème art, c’est de se détourner de fausses fatalités et de faux malentendus que d’autres média cultivent sans modération. Cependant, le charme de leur esthétique sensuelle délicatement modelé avec beaucoup de confiance en eux même renouvèlera pour certains leur jargon théâtral de ce vaudeville et ne reculeront aucunement dans l’attaque des puissants du moment. En fait, le colonialisme n’a jamais ressenti de ce côté concernant le respect pour la personne humaine et de la liberté individuelle. Ce dernier a en quelque sorte intégré cette révolte des planches dans sa démarche de domestication sociale, c’est une thérapie sans péril et plus gratuite pour ce qui concerne un théâtre professionnel qui fait de la remise en cause de l’ordre établi, leur préféré « de la chiffonerie ». Les hommes de théâtre en l’occurrence les dramaturges ont fait un effort non négligeable à quitter le champ direct de la colonisation pour des sujets tabous ou politique, jusqu’à les juger péremptoires et agacieux. Les coups tirés en direction de la « nébuleuse » les puissances mondiales sont autant de trophée que le régime offrira aux militants des droits de l’homme. Ils ont l’esprit redresseur de torts dans ce compte à rebours et dans cette opération de raffermissement qui dégage une certaine révolte contre les ordres politiques. Et économiques établis et c’est cela la différence d’approche qu’ils mettent en réelle apogée. Totalement impliqué dans la mise sous tentions du spectacle. L’espace en question n’est plus lu comme accompagnateur de peintures de caractères d’une réalité donnée, transposée sur scène, mais la mise en place d’un nœud d’interrelation de tempérament nécessaires à la progression dramatique des personnes qui occupent la scène du théâtre. En ce sens que l’on peu dire qu’une œuvre théâtrale présentée au public n’est jamais achevée et parfaite. Et c’est la génie merveilleux de la subjectivité qui crée la part immense de la réussi artistique et spectaculaire de tout travail scénatique. Le terme de la subjectivité dans son acceptation la plus large est propre à la nature du dialecte artistique. Celle-ci donne à la représentation les moyens naturels mobiles de changement et du renouvellement permanent qui sont propres à un art autonome. Les moyens demeurent d’ordre humain artistique et technique. Des moyens qui au cours du déroulement de la présentation, lancent tous vers un seul et unique objectif essentiel contenu au départ dans les intentions et les motivations de tous eaux qui font les succès et l’insuccès de la repensassions théâtrale générale y compris le public. L’objectif consiste à atteindre la perfection, l’admiration enfin la consécration. L’autre objectif que je peux citer sur les bases au vécu artistiques et professionnel, au théâtre régional d’Oran, est le regrette dramaturge Abdelkader Alloula dans l’une de ses places maitresses intitulée « El Khobza » qui au départ était présentée par l’auteur comme un simple canevas d’une pièce théâtrale et par la suite elle est devenue un réussite théâtrale populaire et fulgurante sur le plan des repères historiques. Je peux dire que c’est après l’indépendance que la critique théâtrale a réellement commencé à susciter et fonctionner par intérêt et à prendre une dimension gérée il faut savoir que la scène est matérielle avant d’être philosophique. Le souci premier est technique pas didactique. Son théâtre est conçu comme un territoire rebelle au réfractaire leur production est inspirée aussi bien des angoisses de la vie sociale immédiate à la transposition au vécu.je vous propose de lire les « Assis » de Rimbeau, il met en scène des êtres qu’ont le plus l’esprit et qui finissent de les détourner au ridicule.


N.Bentifour
Samedi 18 Juillet 2009 - 08:00
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CULTURE
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