REFLEXION

2600 morts : chères ! Chère ! La démocratie pour les syriens !

Plutôt qu’un printemps arabe, c’est une canicule génocidaire qui perdure au ‘’royaume’’ de Bachar El Assad ! 15 mars – 15 septembre 2011, six mois de répression féroce, et un lourd tribut payé par les syriens sans qu’ils n’entrevoient le bout du tunnel ! L’Histoire retiendra que ce fut Daraâ, au sud du pays, qui aura été le berceau de la révolte.



2600 morts : chères ! Chère ! La démocratie pour les syriens !
Alors que les printemps tunisien, égyptien, yéménite, et libyen, couraient leur deuxième ou troisième mois, c’est le 15 avril dernier que s’est échappée l’étincelle. Une étincelle que les forces de sécurité syriennes seront incapables d’étouffer le jour même, premier jour d’un autre printemps arabe qui s’annonçait dur et certainement pas clément. Les bambins d’une école avaient osé braver l’ordre établi en écrivant ‘’le peuple veut la chute du régime !’’, et ce fut le déluge qui s’enclencha. Leur arrestation sortit le peuple. Et derrière le peuple, c’est l’Autorité qui brandit les gros moyens de la répression, ébranlant du coup, un volcan dormant, quarante ans durant auparavant. Les syriens sont sortis en masse, manifester pacifiquement. ‘’Liberté ! Liberté !’’, avaient-ils scandé. Ce à quoi le régime découvrit sa nature, sa soldatesque et ses ‘’chabiha’’ impitoyable. La force abusive dans la répression, conjuguée à la thèse des tireurs incrustés parmi les manifestants, et des salafistes, privilégiée depuis l’offensive sur la mosquée El Omari, demeure toujours de mise, jusqu’à ce jour. Pire, elle sera propagée davantage avec l’extension des zones de turbulence qui atteignirent certains quartiers de la capitale Damas. Quelques deux semaines s’écoulèrent avant que le régime ne daigne se prononcer sur ce qui se passait sous sa dictature. Les syriens eurent droit à un discours de leur président, fils de son père défunt, qui ne dira pas un seul mot à même d’apaiser la colère du peuple, ni désaltérer la soif des manifestants aspirant à une Syrie nouvelle. C’était tout juste que le régime quadragénaire osait profiler quelques retouches, en vertu desquelles fut levé l’état de siège, et envisagé des lois scellant le pluralisme politique et la libération de la presse. Des intentions de projets qui, accompagnées en parallèle d’une politique sécuritaire violente, se traduisirent aussitôt par des réformes mort-nées. Les syriens n’acceptent point de compromis en deçà d’un minimum, l’abolition du régime en l’occurrence. Durant les six mois qui se sont achevés, les marches et les manifestations n’ont guère cessé à travers villes et bourgs, s’accaparant quotidiennement les Unes de tous les médias autres que syriens. Les vendredis rassemblent depuis, des dizaines de milliers de contestataires. Sans lésiner ni sur les moyens ni sur la force, l’armée s’efforce vainement de dissuader par la répression la volonté du changement. Une volonté déterminée qui ne compte désormais, que sur la détermination du peuple syrien à mener seul sa révolution, sans trop attendre une quelconque résolution du conseil de sécurité exigeant l’arrêt de l’effusion du sang des innocents. Il était dit que la Syrie n’est ni la Tunisie, ni l’Egypte, ou la Libye, dès lors que son armée, réputée au service de la nation, a pour devise la fidélité pour la défense du régime. Il était également dit qu’au pays tampon de la modération avec Israël, et l’allié de l’Iran, et du Hezbollah libanais, le changement ne peut être que difficile et compliqué à conquérir. La Russie et la Chine œuvrent pour empêcher la moindre résolution pouvant émaner du conseil de sécurité, en faveur des syriens aspirant à ce changement. A ce jour, les timides sanctions initiées par les Etats-Unis et l’Europe n’ont rien changé à la donne. Quant aux frères Arabes, après un silence particulièrement long, se sont réunis au mois d’août passé, lors d’une session extraordinaire au Caire. Ils ont convenu d’une initiative dont ils ont refusé la révélation officielle des détails. Ils ont délégué le SG de la ligue arabe, Nabil El Arabi, pour la soumettre à Damas. El Arabi est revenu avec des promesses de Réformes, à l’initiative et au goût du régime syrien qui ne cesse de les rabâcher, au moment même où à l’étranger, son opposition a rendu visité à nombre de capitales, agissant en vue de constituer un conseil le représentant. Nombreux sont ceux qui s’interrogeant sur ce qu’il y a lieu de réformer dès lors que plus de 2.600 syriens sont tombés sous les balles des forces de sécurité syriennes, en sus de l’arrestation de dizaines de milliers d’autres syriens innocents, sous le couvert du complot étranger. Six mois se sont écoulés depuis que le régime nie l’existence d’une opposition qui veut fonder les bases d’un nouvel Etat non Baâthiste, ni Assadiste. Un déni qui n’arrête point les marches, de jour comme de nuit, des syriens voulant la vie et la liberté, sans jamais désespérer qu’un jour ou l’autre, le destin exaucera leurs aspirations.

M.O.T.
Dimanche 18 Septembre 2011 - 10:29
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