REFLEXION

26 JEUNES RAPATRIES DE LIBYE ABANDONNES A LEUR SORT: Le motus des autorités de Mostaganem

Vingt six jeunes mostaganémois rapatriés de Libye, crient leur détresse et regrettent que les pouvoirs publics ne daignent les écouter, contrairement aux promesses qui leur ont été faites à leur arrivée à l’aéroport Houari Boumediene, par le secrétaire d’Etat chargé de la communauté Algérienne à l’Etranger.



26  JEUNES RAPATRIES DE LIBYE ABANDONNES A LEUR SORT: Le motus des autorités de Mostaganem
En effet, selon leurs déclarations, ces jeunes ont été très bien pris en charge à leur arrivée par avion, où les attendait le secrétaire d’Etat chargé de la communauté algérienne à l’étranger, qui les a écoutés, en leur promettant que les pouvoirs feront tout pour leur prise en charge. « Mais une fois, arrivés chez nous, et ayant pris contact avec les autorités locales, c’est tout un autre langage qui nous est proposé » disent-ils. La désillusion a pris le relais de l’euphorie de la délivrance chez les vingt six jeunes rapatriés de Libye, qui étaient installés dans ce pays depuis des années. L’inquiétude et la peur d’être marginalisés dans leur pays pèsent chaque jour sur eux. Et c’est pour ces raisons, qu’ils ont sollicité une audience auprès de M. le wali de Mostaganem, et ce à plusieurs reprises, mais en vain, ils n’ont pu rencontrer le premier responsable de la wilaya pour des considérations de calendrier. Mais ils ont eu droit selon eux, au cours de la première tentative, à une rencontre avec le médiateur, qui semble t-il ne les a pas convaincus pour autant, alors ils sont revenus à la charge une deuxième puis une troisième fois, pour qu’ils soient reçus cette fois-ci, par le chef de cabinet par intérim avant-hier. De l’entrevue, les jeunes rapatriés ont été déçus par les propos de leur interlocuteur s’exclament-ils. En visite à notre rédaction, le jeune Boumediene Ahmed, âgé de 26 ans, restaurateur, parti en 1995 en Libye, avec ses parents, où il a été scolarisé à Tripoli depuis son enfance, se retrouve aujourd’hui faute d’hébergement, à l’hôtel avec son épouse enceinte, et son enfant. Ses camarades qui l’accompagnaient étaient visiblement eux aussi en peine. « Nous sommes doublement préoccupés d’avoir tout abandonné là-bas et de n’être pas rassurés sur notre avenir ici, sans argent ni toit ». Pour ces jeunes, toute leur vie a été organisée dans le pays d’accueil (Libye) et aujourd’hui, ils ont du mal à réaliser ce qui leur arrive. Un signe de détresse et de panique. « J’ai du tout abandonné, je n’ai plus rien maintenant, ni argent, ni toit et d’autant plus je suis marié, que vais-je faire aujourd’hui, alors que les responsables de la wilaya, n’ont même pas pris le temps de nous écouter ». nous a déclaré Belahouel Abdellah, 35 ans, électricien et installé à Tripoli depuis 2003. Aussi, Benkhaoula hadj Djilali 42 ans, installé depuis 18 mois, gérant de commerce, Demmir mahfoud, 28 ans, soudeur dans une entreprise turque, installé là-bas depuis plus de deux ans, tous ces jeunes sont désemparés à l’idée que l’Etat ne les aidera pas. Depuis le 22 février 2011, date d’arrivée des premiers rapatriés à Mostaganem, ils sont dans l’attente de leur prise en charge effective par les différentes institutions. Les vingt six rapatriés dénoncent la manière dont ils ont été reçus au cabinet du wali par le responsable chargé de les accueillir et de les écouter, et faute d’arguments convaincants, ils ont sollicité à voir le wali en personne, mais à leur regret, ils ont été selon leurs déclarations, sommés de quitter les lieux et faute d’interlocuteurs, ils ont du remettre la lettre à un officier de police qui leur a promis de la remettre au premier responsable de la wilaya. Se considérant sinistrés, les rapatriés de Libye, lancent un appel aux plus hautes autorités, en premier lieu au ministre de la Solidarité nationale et au wali de Mostaganem pour trouver une solution à leur problème. Ils sont en majorité des jeunes qui ont préféré, depuis peu ou depuis longtemps, se rendre en Libye, à la recherche d’un travail, mais qui se sont retrouvés, du jour au lendemain, contraints de retourner en Algérie, laissant derrière eux tout l’argent dûment gagné, pour fuir les troubles.

Ahmed Mehdi
Mercredi 23 Mars 2011 - 09:20
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