REFLEXION

2011, un nouvel an et après ?



2010, encore une année qui vient de s’achever. 2011, un nouvel an, débute pour notre pays dans un monde en proie à de grandes mutations.   Des défis, sous-tendus par des intérêts socio-économiques considérables pour l’avenir de l’Algérie, sont à relever par les autorités publiques afin d’asseoir une stabilité sociale et une économie performante et durable. Faire face à ces défis, qui s’inscrivent sous le sceau de l’urgence, sera la feuille de route de nos gouvernants.   Le passage de 2010 à 2011 était  comme un pont   sur lequel on a déporté la multitude de nos problèmes complexes sans solutions prévisibles dans un avenir proche. L’année 2011 s’annonce déjà sous le signe d’une flambée des prix qui prend de court les ménages. Laminé et érodé par cette flambée, le citoyen est appelé à serrer davantage la ceinture. La bureaucratie, qui a épuisé nos forces, est toujours là érigée en modèle privilégié de gestion. Pour faire face, le citoyen lambda, comme ultime solution, recourt souvent aux pneus brûlés pour faire entendre sa voix à ces responsables aveugles et inaudibles derrière leurs fauteuils confortables. L’autre défi est de s’éloigner de la dépendance au pétrole. Avoir des ressources naturelles est une bénédiction qui pourrait parfois se tourner en malédiction tant elles donnent l’illusion d’une aisance financière, souvent loin de refléter la réalité de notre économie.  La problématique de l’emploi se pose avec acuité. Des efforts, certes, louables, sont faits à travers les différents dispositifs mis en place par le gouvernement pour booster  l’emploi, mais il reste beaucoup à faire. Notre jeunesse, qui représente 70 % de la population, estime, à tort ou à raison, que ses préoccupations ne sont pas prises en compte avec célérité et efficacité. En conséquence,  elle tombe sous le charme des mirages, dont le phénomène le plus visible est la harga et la criminalité sous toutes ses formes.  Pendant que le monde fêtait le nouvel an, plusieurs dizaines de nos jeunes, à bord d’embarcations de fortune, ont été interceptés et secourus au large de la méditerranée. C’est dire la profondeur du désespoir de la société algérienne. L’appel du large est beaucoup plus entendu que n’importe quel discours politique ou parental. Pour ne pas être ingrat, l’état n’a pas lésiné sur les moyens à travers les différents programmes de développement. En contre partie,  le citoyen reste insensible au progrès devant une vie de plus en plus chère, devant une administration qui ne change que la couleur de  ses façades, et face à un avenir incertain. Entretenir les mêmes mentalités et les mêmes méthodes d’approche et de gestion de la société ne fait qu’amplifier la corruption, le favoritisme, le désespoir et l’injustice sociale. Malgré tout, Bonne année à tous.   

Adda Abdelwahab
Mercredi 5 Janvier 2011 - 10:42
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CHRONIQUE
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