REFLEXION

200 MILLIARDS DE DETTES ET 70 MILLIARDS EVAPORES: L’ex-DIRECTEUR DE L’AFWIT EN FUITE

Un nouveau directeur sera installé très prochainement à la tête de l’agence foncière de la wilaya de Mostaganem (AFWIT) en remplacement de Youcef Mordjane, limogé le mois de mars dernier. Qui signera les passations de consignes sachant que l’AFWIT est criblée de dettes. Celles-ci s’élèveraient à 200 milliards.



200 MILLIARDS DE DETTES ET 70 MILLIARDS EVAPORES: L’ex-DIRECTEUR DE L’AFWIT EN FUITE
En effet, de source généralement bien informée, l’on a apprit que le nouveau directeur de l’AFWIT sera installé dans les prochains jours. Le nouveau patron de l’agence foncière, n’aura certes pas la mission facile, mais faudrait-il encore qu’il soit mis au courant du responsable susceptible de cosigner avec lui le procès-verbal de passation de consignes, sachant que cette institution est passée par de terribles scandales financiers. Le nouveau directeur devrait-il éplucher tous les dossiers dont la presse en a fait écho, avant de signer, ou serait-il en mesure d’aplanir tous les problèmes restés en suspens, sachant que certains perdurent depuis des années, notamment ceux concernant les contentieux financiers avec l’APC de Mostaganem et certains entrepreneurs.

Fusion AFTIM-AFMOS : Où sont passés les 70 milliards de centimes injectés par AFTIM dans la nouvelle entité AFWIT.

Aujourd’hui, l’AFWIT n’est pas épargnée d’une enquête judiciaire, elle croule sous des dettes évaluées à 200 milliards de centimes. Selon notre source, et le nouveau patron quelle que soit son identité, ne pourrait selon toujours notre source, mettre la main dans la pâte tant qu’il ne serait sûr d’une certaine transparence dans les dossiers considérés comme brûlants. Par exemple, l’AFWIT a été créée en 2004 sous le parrainage du wali Zoukh Abdelkader, cette nouvelle entité a vu le jour après la fusion (AFMOS-AFTIM). Cette opération de fusion a été accomplie après la liquidation de l’AFMOS. A noter par ailleurs, que l’AFTIM a injecté dans cette fusion le somme de 70 milliards de centimes, au moment où les caisses de la défunte AFMOS étaient complètement vides. La logique économique imposait aux dirigeants de l’AFTIM de prendre la présidence du conseil d’Administration et la direction générale, la gestion de la nouvelle structure en somme, mais rien de tout cela, ces dirigeants ont été réduits au simple stade d’observation. Mais le plus frappant dans l’histoire de la liquidation de l’AFMOS, ce sont les 21 milliards de centimes au titre des créances détenues par la commune de Mostaganem…

Pourquoi les responsables
de la commune de Mostaganem, ne se sont-ils pas manifestés auprès du liquidateur comme l’exige la loi, en 2004 pour
récupérer les 21 milliards ?
En effet, comme il est d’usage dans toutes les opérations de liquidation d’une entreprise à caractère économique ou commerciale, l’axillaire de justice chargé de cette opération est tenu d’informer par voie d’affichage ou de publication de la liquidation de manière à permettre aux créanciers de se manifester dans le but d’apurer les contentieux qui pourraient survenir en conséquence. Mais le liquidateur a certainement fait son travail dans la mesure où il est tenu par une règlementation rigoureuse en ce sens. Si tel était le cas, une question : pourquoi en 2004, la commune ne s’est pas manifestée pour réclamer ses 21 milliards ? Les responsables de l’époque ont-ils jugés que cela ne valait pas la peine pour des raisons qu’eux seuls savaient ? A-t-on exercé des pressions sur eux pour ne rien revendiquer ? Si oui…Par qui et pourquoi ? Toute une panoplie de question qui ne trouve pas de réponses à ce jour. Les autres dossiers dont le nouveau directeur est appelé à y faire face, les 278 logements promotionnels de Salamandre, le foncier représenté par les 171 hectares cédés dans des conditions douteuses et la gestion interne de l’agence durant ces dix dernières années, dont :

Des terrains attribués à de faux investisseurs
et revendus au prix fort

Plusieurs terrains auraient été cédés à des prix dérisoires dans le cadre du développement du tourisme local, au niveau des Sablettes à des personnes étrangères de la wilaya, se prétendant au départ être des investisseurs potentiels, mais au grand dam du contribuable mostaganémois, ces terrains ont été revendus à des tierces personnes à des prix à vous faire tourner la tête et se sont volatilisés dans la nature, sans que personne ne crie gare. Les nouveaux acquéreurs en font actuellement de petits restaurants ou cafétérias qui n’ont rien à voir avec le projet initial. Il faut le rappeler, tout de même, ce n’est qu’après l’arrivée de l’actuel wali qu’on a pu mettre un terme à une certaine anarchie qui sévissait dans le foncier.

Problème de viabilisation des terrains
S’agissant de la viabilisation des terrains cédés à des promoteurs, dont certains ont scrupuleusement respecté le cahier des charges en édifiant des complexes touristiques, ces derniers auraient été confrontés à plusieurs difficultés d’ordre administratif et technique pour pouvoir ouvrir leurs portes. Le parcours du combattant leur a été imposé, mai en vain. L’exemple nous vient de ce promoteur qui n’a pas pu supporter le laxisme et l’arrogance de certains responsables de l’AFMOS, n’a pas hésité à recourir à la justice pour la réalisation de la viabilisation et les routes.

‘’On espérait peut-être mettre sous terre définitivement une gestion qui a mis à mal et vider de leur sang toutes les communes de la wilaya, notamment du chef lieu ’’

Faut-il encore rappeler que des experts ont été dépêchés pour éplucher tous les dossiers touchant aux opérations de vente de logements et de terrains à bâtir. Aussi, lors de sa visite d’inspection, le wali de Mostaganem M.Ouadah Hocine n’a pas caché son étonnement quant aux prix et procédures de ventes de logements promotionnels qui devaient en principe faire l’objet de publication avant la vente conformément à la législation en vigueur. Ce qui n’était pas le cas. Plusieurs scandales ont éclaboussé par le passé l’AFMOS, mais avec sa disparition subite et son remplacement par une autre entité à caractère économique et commerciale l’AFWIT, on espérait peut-être mettre sous terre définitivement une gestion qui a mis à mal toute la wilaya et vider de leur sang toutes les collectivités locales qui ont vu leurs prérogatives dans le cadre des réserves foncières s’envoler pour atterrir à l’agence foncière, mais en vain puisque ce sont les mêmes responsables qui ont été reconduits à la tête de cette nouvelle entreprise. Et pourtant, aucun élément susceptible d’apporter un quelconque bonus aux anciens responsables, notamment l’ex-directeur n’est venu étayer la thèse de bonne conduite en matière de gestion en faveur de celui-ci, mais… Bien au contraire tout le monde s’accordait à dire que les autorités de l’époque se devaient d’opérer un changement radical. Car en 2004, juste avant la fusion, la défunte AFMOS, était sous le coup d’une enquête judiciaire menée par le service de la police judiciaire relevant de la sûreté de wilaya de Mostaganem (SWPJ), et qui avait d’ailleurs ficelé un dossier pour mauvaise gestion impliquant certains responsables de ladite agence, et la justice en a été saisie du dossier. Toutefois, l’ex-wali A.Z, avait officiellement saisi le parquet par le biais de l’avocat de la wilaya, sollicitant l’arrêt des poursuites judiciaires contre l’ex-directeur (Directeur de l’époque), sous au motif que la wilaya, en sa qualité de tutelle, ne s’est pas constituée partie civile, ni être derrière la plainte. Et c’est grâce à la fameuse requête de l’avocat de la défense qu’il y a eu extinction de poursuites.

Riad
Vendredi 22 Avril 2011 - 10:55
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