REFLEXION

18 points noirs recensés à Oran-ville

Le débat a été très intense jeudi dernier, lors du briefing qui a porté sur les dernières intempéries qui ont causé des désagréments et des inondations. Des points noirs notamment à Hai Daya, Nedjma, petit lac et dans d’autres quartiers d’Oran qui ont quasiment été submergés par les flots suite aux brusques et fortes précipitations qui se sont abattues sur la ville.



Des routes pratiquement coupées  avec  des situations  inextricables  dans certains carrefours, à l’image de celui très fréquenté d’El Bahia. Des véhicules  à l’arrêt, en panne, noyés ajoutaient  une touche à ce tableau devenu, hélas, familier.  Des tronçons de routes se sont rapidement transformés en « lacs » piégeant de nombreux véhicules. A chaque  intempérie, Oran offre le même spectacle. Des routes goudronnées révèlent d’un coup  des malfaçons  puisque, en de nombreux points, des cuvettes existent et il suffit de quelques minutes de pluie pour que  du côté d’El Hamri, de la rue Adda-Benaouda, Cité Jamel, Es-Sénia… des piscines se forment. D’énormes embouteillages se sont constitués partout  à l’entrée de la ville,  surtout à proximité du  rond-point d’El Bahia, lieu de passage des camions qui assurent un trafic incessant vers le port. Quelques  50 mm de pluie sont tombés  en moins de trente minutes. C’est peut-être exceptionnel durant l’année mais, il faut bien le dire,  ce spectacle  n’est  pas inhabituel à Oran. Le spectre des  effondrements plane également sur la ville puisque chaque hiver apporte avec lui ce drame, surtout à Ed-Derb, Ras El Aïn et El Hamri  où les habitants appréhendent  l’arrivée de la saison des pluies.  Durant ces moments là , le wali  d’Oran  a vite réagi au danger qui guettait  la population oranaise en  imposant en  extrême urgence une «stratégie «  de méthode d’intervention et de travail qui consistait à la nécessité d’élaborer une «banque de données» sur la situation de l’ensemble des  points noirs recensés à travers les  26 communes de la wilaya d’Oran. D’emblée, le wali a écouté les interventions des différents responsables, dont notamment ceux de la gendarmerie et de la police. Il n’a pas caché sa colère devant certaines lenteurs enregistrées de la part de certains responsables dans le domaine de l’assistance et d’écouter les doléances de sinistrés lors de ces  intempéries. Le représentant de la Sûreté de la wilaya d’Oran a d’ailleurs, confirmé ce constat: «En plus des problèmes survenus à la suite des intempéries, on s’est trouvé à gérer des problèmes d’ordre public, parce qu’on a fait appel à des responsables, dont les téléphones portables étaient fermés.» Dur constat que celui qu’a relevé ce représentant de l‘autorité publique locale. Visiblement non content, le wali a pris la décision suivante: il a insisté pour que «tous les points noirs recensés» dans la wilaya, suite aux rapports de la police, de la gendarmerie, des services de la wilaya des APC, des daïras et des secteurs urbains de la commune d’Oran, «soient traités dans la semaine.» Selon le rapport de la police, 18 points noirs ont été recensés pour la seule commune d’Oran, suite à ces intempéries. Le wali n’a pas écarté la possibilité de recourir à une cellule de crise qui sera élargie si la wilaya serait destinataire d’un autre BMS. «Il a suffit  que des  pluies sans envergure tombent pour que le monde bascule à Oran, que dire si ces précipitations étaient beaucoup plus importantes que ceux qu’on observe dans le monde » a souligné le wali, tout en affichant son mécontentement sur l’état de certains avaloirs à Oran, qu’un simple sachet de plastique peut obstruer. Il s’est dit également contre le phénomène des sinistrés qui saisissent le prétexte des inondations, pour se réfugier dans les écoles et CEM. Il a de ce fait donné l’ordre d’évacuer le  CEM à Aïn Beida, après l’amélioration constatée des conditions climatiques. Enchaînant dans cet ordre d’idées, le maire de Sidi Chami ; commune qui a été submergée par les eaux, ce dernier a souligné que sur les  120 familles sinistrées recensées, 60 ont pu regagner leurs domiciles, parce que le niveau de l’eau est descendu bas, alors que le reste des familles en feront de même dans les jours à venir.

Medjadji H
Mercredi 7 Décembre 2011 - 11:05
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Oran
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