REFLEXION

18 milliards pour rien !

Les commerçants fuient le nouveau marche d’Ain Sefra à Mostaganem

Franchement, c’est désolant de voir qu’un projet qui a couté 18 milliards, n’aura finalement servi à rien. Ce projet devait mettre fin à l’anarchie, qui sévissait du côté d’Ain-Sefra et mettre fin au commerce informel, c’est la faute à qui ? Les responsables accusent les vendeurs, et les vendeurs de leur côté, accusent les responsables. Qui a tord et qui a raison ? Il suffit de faire un tour au niveau du site pour mieux comprendre la situation.



18 milliards pour rien !
Ce marché avait été construit pour justement éviter toute cette anarchie et ces vendeurs qui vendaient n’ importe où, et obstruaient le passage aux citoyens, qui se rendent de ce côté de la ville quotidiennement pour s’approvisionner en fruits et légumes. Une subvention de 18 milliards avait été allouée pour ce projet, qui comprenait deux grandes bâtisses, de plusieurs stands, mais finalement le jour de son inauguration, ce fut la désillusion totale pour beaucoup. A l’époque déjà, la plupart des bénéficiaires des stands, avaient dénoncé les passes droits en ce qui concerne la distribution. D’après eux, des personnes qui n’avaient aucune relation avec la profession avaient bénéficié d’emplacements. L’autre désillusion, c’était les malfaçons constatées sur le site, stand trop haut, pas de faïence, pas d’eau, pas de toilettes, ce qui favorisait la saleté, les vendeurs avaient saisi notre journal à l’époque et une équipe de « Réflexion » avait réalisé un reportage sur place. L’autre fait signalé, c’est le squat des espaces délaissés par ces revendeurs par d’autres revendeurs, une situation tolérée par les services concernés et qui avait causé beaucoup de tord aux vendeurs à l’intérieur du marché car ils avaient perdu leur clientèle au profit des nouveaux vendeurs informels. Malgré leurs doléances, rien n’a été fait et certains assurent même que quand ils se sont adressés à un haut responsable, il leur dira : « allez louer au centre ville ! ». Plus le temps passait, plus les marchés se vidaient et la plupart des vendeurs, qui n’arrivaient plus à supporter cette situation sont carrément retournés sur le trottoir car la concurrence est devenue terrible et beaucoup n’arrivaient même pas à vendre la moitié de leur marchandise. Résultat, l’endroit est presque vide et d’ici quelques temps, il ne restera surement personne. Que fera-ton de ces deux bâtisses, qui ont couté 18 milliards ? Un vendeur de fruits et légumes nous fait la réflexion suivante : « Si depuis le premier jour, on avait opté pour l’élevage de poulet de chair au niveau de ces bâtisses, on aurait surement résorbé le taux de chômage et on aurait surement maintenu le prix du poulet qui s’est envolé ! ».

Mihoub
Mardi 14 Février 2012 - 21:47
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MOSTAGANEM
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