REFLEXION

15000 DA LE LOGEMENT PAR JOUR DURANT LA SAISON ESTIVALE A MOSTAGANEM ! : Ces milliards qui échappent aux impôts

L’anarchie de sous-location des logements sociaux pour la saison estivale, a commencé déjà durant le mois de ramadhan dans les petites villes côtières avec répercussion en la matière sur les autochtones, ‘’les Ouled el-bled locataires’’, qui commencent à être chassés ! Un bisness rentable et des sommes colossales circulent hors l’impôt, tandis que le pays traverse une crise économique. La machine fiscale doit bouger pour décider du sort de ces milliards qui contournent le fisc.



Depuis la cité par excellence ‘’la salamandre’’ ou la Stidia , vers les nouvelles bâtisses du bas Mazagran , et les logements sociaux de Ouréah, en passant par Hadjadj, le trajet de l’argent de location des logements sociaux et autres , ressemblent fort à une traversée des empires de l’immobilier. Cette évasion fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards de dinars, une somme équivalente au budget d’une daïra de plus de 50 milles habitants. Un couple avec 3 enfants en bas âge, a été sommé par leur locataire, durant la nuit du doute, dans la localité de La Stidia, de quitter les lieux avant la fin de l’aïd. Le propriétaire qui leur louait un logement acquis dans le cadre du LSP, à hauteur de 15.000 DA par mois pour une durée d’une année, « n’a pas eu froid aux yeux », explique l’ex-locateur qui s’est vu dans l’obligation de quitter les lieux le 2eme jour de l’aïd : « Allah ghaleb », me dit-il, « le nouveau loueur paye bien et je ne peux pas rater cette occasion ». Le nouveau loueur qui n’est autre qu’un touriste venu du Sud, en mesure de payer 15000 DA par jour. Et comme résultat de cet afflux touristique de masse convergeant du Sud et des Hauts-Plateaux vers la côte, tous les bailleurs de logements, se mettent, s’ils ne l’ont pas déjà fait avant Ramadan, à faire sortir les humbles familles locales, dans leur quête de gain facile. Cette aubaine de mauvais gout, a fait que durant l’’année dernière, la majorité écrasante des bénéficiaires des logements sociaux qui pleuraient pour décrocher un toit, aient quitté leurs propres nouveaux chez-soi pour les louer aux plus offrants. Quitte à retourner au bercail de la grande famille patriarche, le temps d’un, de deux ou trois mois, pour amasser le maximum de blé. Ce qui n’est plus le cas de certains ou de quelques-uns, mais vraiment de la majorité écrasante. Le phénomène a tellement pris de l’ampleur, de sorte que les gens n’ont plus honte de marquer à noir de peinture sur leurs murs : « logements à louer durant l’été ». Mieux, il y a ceux qui mentionnent encore « chambres à louer ». Faire dans le détail est encore plus fructifiant apparemment, quand on sait que la chambre fut louée l’été passé, à raison de 5.000 à 8.000 DA au douar, sur la crête du village, pour ne pas dire Bellevue.  De leur côté, les nouveaux locataires, venant surtout du Sahara, n’hésitent pas à faire eux-mêmes dans la sous-traitance de la sous-location pour amortir leur investissement couteux. Ainsi, l’appartement conçu pour une petite famille, est souvent vu occupé par plusieurs familles à la fois. D’où le constat des riverains à voir des appartements chargés de 20 personnes, 30 personnes, voire encore plus. Ce qui ne manque pas parfois de causer pas mal d’échauffourées dans les quartiers en raison de tout ce que ce flux de masse cause à des cités conçues pour moindre population.

 

Ilies BENABDESLAM
Vendredi 30 Juin 2017 - 20:14
Lu 2119 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 21-09-2017.pdf
3.59 Mo - 20/09/2017





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+