REFLEXION

1253 élèves dans un CEM de 600 places à Souaflia !

MOSTAGANEM BAT LE RECORD D’ALGERIE DE SATURATION DES CLASSES

Et dire que le secteur de l’éducation nationale est rigoureusement géré sur la base d’une carte scolaire et d’une planification particulièrement étudiée ! Voilà le résultat de la gestion de l’ex wali.



1253 élèves dans un CEM de 600 places à Souaflia  !
Au moins quatre années que le crucial problème de la saturation de la capacité des établissements se pose à Souaflia, sans que personne ne daigne tirer l’alarme quant à l’urgence de la réalisation d’un nouvel établissement au profit des collégiens.

LE PROJET D’UN CEM A SOUFLIA DETOURNE VERS MANSOURA
Dans des conditions plus difficile que jamais, encore une fois, on s’est hasardé à ‘’caser’’ pas moins de 1253 élèves devant suivre l’enseignement moyen au niveau de cette commune relevant de la moins sinistrée daïra de Bouguirat. Des élèves dont 256 nouveaux, inscrits dans 30 divisions. Voilà quatre ans que l’improvisation perdure afin de ‘’caser’’ un effectif ayant depuis longtemps dépassé la capacité d’accueil du CEM ouvert il y a une quinzaine d’années ! ‘’La préoccupation était réelle et cruciale du temps du règne de Mme le wali de Mostaganem. Nous lui avons suggéré la réalisation d’un nouveau CEM à Sfissifa. Un choix qui devait ‘’épargner’’ à l’APC le non moins préoccupant souci du transport scolaire, dès lors qu’on pouvait y orienter les collégiens de 8 douars sur les 17 douars que compte la commune. « Mme » s’est opposée, arguant qu’un collège ne s’implante pas en zone éparse. Et au lieu d’un nouvel établissement, c’est de la réalisation d’une annexe de l’ancien CEM, au niveau du chef-lieu de la commune, que Mme a décidée !’’, nous explique un membre de l’APC. Une annexe de 6 classes fut effectivement réalisée, mais sans pour autant résoudre le problème. Il fallait improviser davantage de solutions. Le collège doté de 16 classes, puis sa nouvelle annexe seront vite saturées. Ainsi, se rabat-on sur l’unique école primaire de l’agglomération.

ON Y SUSPEND LE PRESCOLAIRE, ET ON REQUISITIONNE 5 CLASSES SUR LES 12.
On y suspend le préscolaire, et on réquisitionne 5 classes sur les 12. Le ‘’recasement’’ ne tarde pas à montrer ses limites, et c’est au sein du lycée, qu’il va falloir chercher d’autres classes. Ce dernier a contribué au soulagement dès lors que la limite de la capacité de ses structures n’était pas encore atteinte. Cette année, eu égard aux propres effectifs à prendre en charge, le lycée ne dispose plus de la marge de manœuvre à même de ‘’soulager’’ le collège. Faute d’alternatives, et à l’initiative du wali, amphithéâtre, et tout autre local pouvant abriter des groupes de collégiens, ont été réquisitionné au sein du lycée. Telle est la déplorable situation que vit ce CEM de Souaflia, dont les élèves sont ‘’éparpillé’’ sur quatre sites différents. Une semaine après la rentrée des classes, nombreux sont les collégiens et les parents d’élèves qui demeurent dans la tourmente. Certains parents sont toujours en prospection, à travers les établissements de la région, en quête d’une éventuelle place pour solliciter le transfert de leurs enfants collégiens. Chaque matin de jour ouvrable, et au croisement de tous les chemins desservant les douars, des foules d’élèves rassemblés en groupuscules, sont aux aguets du moindre véhicule en direction de l’agglomération de Souaflia. Disposant de deux cars vieux de 26 et 30 ans, et de deux minibus passant plus de temps en atelier mécanique que pour le transport, la commune de Souaflia demeure confrontée à la sérieuse préoccupation du transport scolaire, selon les membres de son APC. Au titre de cette nouvelle rentrée scolaire, la commune sur le territoire de laquelle vivent 17 douars, compte 2110 élèves scolarisés dans le cycle primaire, dans douze écoles primaires totalisant 69 classes. En somme, une situation certainement déplorable, autant pour l’établissement ayant largement dépassé sa capacité d’accueil, que pour son directeur encore enturbanné dans les vieux réflexes de la rétention de l’information, ayant exigé l’autorisation écrite de M. le directeur de l’éducation de la wilaya, lui donnant droit à avancer la moindre déclaration. Une autorisation exclusivement écrite, car même si elle eut été orale, ce Cadre de l’éducation nationale n’était pas prêt à exécuter l’ordre édicté, par téléphone, par le directeur de wilaya … ou par son ministre ! ‘’Pauvre’’ directeur ! Qu’il garde jalousement son secret de polichinelle !

M.O.T.
Mardi 20 Septembre 2011 - 11:14
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MOSTAGANEM
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