REFLEXION

100 morts en Egypte

L’Egypte est toujours en colère. Samedi pour la cinquième journée consécutive, des milliers de manifestants inspirés par la révolte tunisienne sont descendus dans la rue pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Après la Tunisie, le régime égyptien va-t-il s’effondrer à son tour ?



100 morts en Egypte
La contestation contre le régime de Moubarak s'amplifie. 20 personnes ont trouvé la mort et 75 ont été blessées vendredi 28 janvier au cours d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Suez, à l'est du Caire, selon des sources médicales. Ce qui porte à 100 le nombre de morts depuis le début des manifestations. Le président Hosni Moubarak annonce, dans un discours à la télévision, la formation d'un nouveau gouvernement. DNA vous propose de suivre en direct le fil des événements.

Les jours de Moubarak au pouvoir 
 sont-ils comptés ?
Après la Tunisie et l’Algérie, c’est désormais l’Égypte qui depuis plusieurs  jours connaît un soulèvement populaire contre son gouvernement. Le mouvement a très rapidement gagné en importance, à tel point que les États-Unis ont qualifié la situation de « très préoccupante ». Les manifestations ont désormais lieu dans toutes les grandes villes du pays, et réunissent plusieurs dizaines de milliers de participants. 80 000 personnes seraient descendues vendredi dans les rues de Port Saïd et, au Caire, le siège du PND, parti au pouvoir, aurait été incendié selon la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera. On retrouve de grandes similitudes avec la situation de la Tunisie au moment de la chute du régime de Ben Ali : une population jeune et diplômée pourtant fortement touchée par le chômage, un manque de liberté critique. Mais contrairement à Ben Ali, Hosni Moubarak dispose encore du soutien de son armée, qu’il vient d’appeler en renfort pour contenir les manifestants. Le dictateur tunisien avait dû faire face au refus exprimé par ses généraux de tirer sur la foule, puis avait été contraint de quitter le pays du fait de la pression exercée sur lui par l’armée. Surtout, le gouvernement de Moubarak est un des principaux alliés des États-Unis dans la région, qui ne pourraient pas se permettre de laisser le pouvoir aux mains d’un courant anti-américain, tel que celui des Frères musulmans. Par ailleurs, l’Égypte contrôle le détroit de Suez, joue un rôle majeur dans le dossier israélo-palestinien, et constitue un rempart fort à l’islamisation de la région. Surtout, ce sont les États-Unis qui furent à l’initiative du départ de Ben Ali. Ils craignaient qu’une insurrection trop longtemps réprimée ne profite que trop aux mouvements islamistes tunisiens. La diplomatie américaine a donc exigé de l’armée le départ du dictateur tunisien dans le souci de ne pas laisser l’islamisme se répandre dans la région. À l’inverse, demander le départ de Moubarak serait laisser le champ libre aux Frères musulmans, qui avaient gagné en 2005 88 sièges au parlement égyptien. Malgré la violence des manifestations et des heurts avec les forces de l’ordre (on décompte déjà neuf morts depuis mardi), et l’importance croissante des mobilisations populaires, on ne peut donc rien affirmer de certain sur l’avenir du gouvernement d’Hosni Moubarak. Mais rappelons-nous que peu de gens avaient parié sur la chute de Ben Ali. Et pourtant …

Mohamed ElBaradei : “Hosni Moubarak 
 doit partir"   
Le président égyptien Hosni Moubarak "doit partir", a déclaré samedi l'opposant le plus en vue, Mohamed ElBaradei, dans une déclaration à la chaîne satellitaire France 24, alors que les manifestations contre le régime se poursuivaient en Egypte."Je descendrai dans la rue aujourd'hui (samedi) avec mes collègues pour contribuer à apporter un changement (...) et pour dire au président Moubarak qu'il doit partir", a dit à France 24 M. ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la paix en 2005."Hier soir, nous espérions qu'il allait décider de partir, mais à la dernière minute, il est apparu avec un discours vide de sens, qui a été une grosse déception pour les Egyptiens", a-t-il dit, en référence à un discours de M. Moubarak dans la nuit de vendredi à samedi."Il n'a clairement pas compris le message qui émanait du peuple égyptien", a ajouté M. ElBaradei, pour qui le fait que M. Moubarak se soit contenté d'annoncer un nouveau gouvernement constituait "presque une insulte à l'intelligence du peuple"."Il n'a proposé aucune réforme politique ou économique", a-t-il dénoncé. M. ElBaradei a en outre démenti que des "troupes" soient stationnées devant chez lui: "Du moins je ne pense pas (...) Mais je vais vérifier ça"."Je continuerai à participer, peu importe ce que cela implique, pour m'assurer que le régime de Moubarak parte. Il y a un consensus ici en Egypte, dans toute la société, c'est un régime dictatorial qui a échoué sur les fronts économiques et politiques", a-t-il insisté. Il s'est aussi dit déçu de la position des Etats-Unis: "Ce qui est aussi extrêmement décevant pour les Egyptiens, c'est le message provenant des Etats-Unis, qui ont déclaré vouloir travailler avec le peuple égyptien et le gouvernement, alors qu'il faut faire un choix"."Même si j'ai beaucoup de respect pour M. Obama, assigner la tâche de mettre en place des réformes économiques et politiques à un homme qui a un système autoritaire, et qui est au pouvoir depuis 30 ans, est un  paradoxe", a-t-il déclaré. Près de 50 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées dans les manifestations depuis mardi, premier jour du mouvement de protestation, selon le ministère de la Santé, et 2.500 ont été blessées. Pour la seule journée de vendredi, 38 personnes ont péri, selon le ministère.

Le président Moubarak, possède plus de 40 milliards de dollars à l’etranger       
Des sources bien informées ont révélé que  la famille du président Hosni Mubarak et son épouse, Mme Suzanne Moubarak et ses deux fils, Gamal et Alaa, qui possèdent plus de 40 milliards dollars $ et avoirs dans les banques et les entreprises d’investissement des États-Unis et les banques en Suisse et en Grande-Bretagne. les mêmes  sources indiquent que M. Gamal Moubarak, Sous-Secrétaire général du Parti national démocratique en Égypte, seul a une fortune estimée à 17 milliards de dollars, répartis sur plusieurs établissements bancaires en Suisse, l’Allemagne, les États-Unis et la Grande-Bretagne où il a en cours un compte secret à l’Bank”UBS” compte en Suisse en deuxième position dans la banque suisse est another”ACM”. La répartition des richesses entre les différents fonds d’investissement aux États-Unis et la Grande-Bretagne, y compris Bristol Foundation” not” Land et Real Estate Foundation britannique Financial Data”Surf”, qui gère des fonds communs de placement. Mme Susan elle, selon un rapport confidentiel du haut débit étrangers, est entré au club des milliardaires du monde depuis 2000, quand sa fortune personnelle a dépassé les réserves chevauchent milliards de dollars dans les banques américaines, car elle a des propriétés dans plusieurs capitales européennes comme Londres, Francfort, Madrid, Paris et Dubaï. Vont de la richesse de dollars Première Dame d’Egypte aujourd’hui entre 3 et 5 milliards d’euros, ont récolté le plus personnel des interventions au profit de ses investisseurs et hommes d’affaires.

Ismain
Samedi 29 Janvier 2011 - 23:01
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