REFLEXION

100 avocats suspendus dont un ancien ministre à Oran

Lors de la réunion du conseil de l’ordre qui a duré moins d’une demi-heure, la décision d’omettre d’office (suspendre de l’exercice d’avocat) 100 avocats a été prise par le bâtonnier du conseil de l’ordre des avocats du barreau d’Oran.



100 avocats suspendus dont un ancien ministre à Oran
Les raisons de ces omissions (suspensions) sont dues  aux retards de règlement des cotisations annuelles. Les avocats qui dénoncent  cette décision que les raisons des retards sont multiples : Absence du pays , maladie ,invalidité temporaire, manque d’activité  par manque de clients …etc.…Ces avocats estiment  que ces suspensions affectent  aussi les justiciables qui verront leurs affaires  renvoyées d’où le cumul des dossiers  et le retard  dans la prise de décisions de justice  attendus  par leurs clients. Surtout  qu’actuellement  les pouvoirs publics œuvrent  surtout à rapprocher le citoyen de la justice de son pays. Les avocats réfractaires à cette décision  argumentent  comme suit :Il y a surtout  un défaut de rappel par écrits  aux avocats retardataires  est inexistant  et l’affichage au bâtonnat est  peu visible, car éloigné  des  4400 avocats qui ne viennent pas tous à la cour. Ces avocats réfractaires qui préfèrent  garder l’anonymat estiment, qu’une suspension d’office  selon l’article 68 de la loi régissant la profession et la morale de la profession d’avocat, stipule que la sanction ne peut être  appliquée que si aucun argument  légal et juridique  n’explique  l’infraction, ce qui n’est pas le cas de ces  100 avocats  suspendus (omis d’office). Sachant que  les cotisations  sont de l’ordre de 5000 DA pour les avocats à la cour et de 10.000 DA pour les avocats agréés près la cour suprême et le rapport financier lu lors de l’assemblée  générale du 14/01/2012 par le trésorier  du conseil de l’ordre chiffre le montant du compte  du barreau d’Oran à 8 milliards de centimes. Les réfractaires  à la sanction  estiment qu’ils ne connaissent pas le cursus de leurs cotisations  et les frais  qui en sont faits. Ils rappellent  surtout que le nombre des avocats  sanctionnés  est trois fois plus important  que les avocats  présents lors de la prise de la décision de leurs omissions qui n’étaient  que 30 avocats sur les 4400 membres  du barreau. Ce groupe  estime que le bâtonnier se doit lui-même d’être  sanctionné de la même manière  que ses  100 confrères  si la procédure  devait démarrer car il accuse lui  aussi des retards  dans le règlement  de ses obligations  financières  vis-à-vis du conseil national des avocats.

Medjadji H
Samedi 18 Février 2012 - 21:39
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Oran
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