REFLEXION

10 ANS DANS UN GARAGE A DEBDEBA: Le calvaire d’une famille sans domicile fixe !

Une famille de 10 membres dont deux handicapés, vit dans un garage de 20 M2. La mère, une vieille, âgée de 80 ans, ne sait plus à quel saint se vouer. Avec ses deux fils Ahmed 16 ans et Nasreddine 15 ans, handicapés à 100%, sont souvent attachés à l’aide de cordes pour ne pas disparaître. La maman, vu son âge avancé, tente du mieux qu’elle peut de gérer tant bien que mal, une situation incroyablement déplorable.



10 ANS DANS UN GARAGE  A DEBDEBA: Le calvaire d’une famille sans domicile fixe !
Dix personnes, une mère et ses enfants, vivent dans des conditions des plus déplorables voire même inhumaines. Un garage de 20 M2 abrite cette famille qui n’a pas trouvé mieux. Oui. Un garage désaffecté en la circonstance où cette modeste famille a trouvé refuge afin de ne pas être à la rue. Malgré ces conditions inqualifiables, la mère ne cesse de remercier Dieu et aussi la propriétaire du lieu qui a bien voulu mettre à sa disposition ce local qui leu sert de gite. Cela fait plus de dix ans que ladite famille, recueillie de la rue par la propriétaire du garage, habite ce local. En effet, après avoir vécu chez des membres de sa famille à la cité du 5 juillet, où elle a passé plus de 15 ans, elle a fini dans la rue. Veuve depuis le premier jour de l’Aïd dernier, Djemmaâ doit faire face seule à tous les besoins de la famille. Avec seulement une modeste pension de 9000 dinars par mois, elle prend aussi en charge son fils aîné marié qui est au chômage et ne travaille qu’occasionnellement, quand il lui arrive de trouver de petits boulots comme peintre ou manœuvre. En plus de son calvaire quotidien pour subvenir aux besoins de sa famille et arriver à gérer au mieux cette situation, elle doit prendre en charge ses deux enfants handicapés mentaux, Ahmed né le 20 septembre 1995 et Nasr Eddine est né le 16 décembre 199. Ils sont tous les deux handicapés à 100% et totalement dépendants de leur mère. Ne maîtrisant pas les gestes quotidiens, ils sont assistés par leur mère qui s’occupe de leurs soins, les fait manger et les habille. Il leur arrive de sortir, quand ils ne sont pas attachés, et de se perdre. Quand ils sortent par mégarde, ce sont les gens du voisinage qui les récupèrent dans des endroits éloignés et les ramènent à la maison. Il paraît même qu’une fois, le plus jeune a été retrouvé au bord de l’autoroute menant à Mesra. Vu qu’ils ne sont pas conscients du danger, ils pourraient mettre leur vie en péril. Face à cette situation, la mère est obligée de les attacher parfois à l’aide de cordes au niveau de la taille et fixés aux supports de l’armoire. C’est d’ailleurs dans cet état que nous les avons trouvés lorsque nous leur avons rendu visite dans leur garage. Cette dame nous a offert son hospitalité. Malgré les conditions de vie précaires et la promiscuité, elle doit faire face aussi aux frais des couches, sachant qu’une couche adulte coûte 50 dinars la pièce. Au bout du compte, on se demande comment fait cette femme pour faire vivre tout ce beau monde ? Depuis quelque temps, Djemaa vit dans l’anxiété car les enfants de la propriétaire qui l’héberge, et qui vivent en France, doivent venir l’été prochain. Comme ils ramènent avec eux un véhicule, ils auront très certainement besoin du garage. Donc elle serait sans doute obligée de libérer le garage. Dors et déjà elle se demande où aller ? Cette idée hante sans cesse son esprit. C’est la question qui demeure sans réponse pour cette mère, qui nous raconte son calvaire en sanglot, un calvaire qui dure depuis plus de 25 ans. Avant de décéder, son défunt mari avait déposé sa première demande de logement en 1989 Depuis, elle en a fait d’autres dont la dernière date de 2002. A ce jour, aucune commission n’est passée s’enquérir de sa situation. « Suis-je algérienne ? », nous dit-elle. Elle était inconsolable mais ne cessait de remercier Dieu. Née à M’sila, elle est venue très jeune à Mostaganem. Elle ne s’en rappelle même pas. Son père travaillait comme gardien à l’ONACO, et quand elle est devenue adulte, il décida de la marier à un autre gardien travaillant avec lui dans l’entreprise. Elle a passé toute sa vie à Mostaganem et n’a jamais eu un domicile fixe. Le destin aurait-il voulu cette famille reste SDF ?

Mihoub
Dimanche 10 Avril 2011 - 11:31
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MOSTAGANEM
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